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Faire l'amour dans un lieu insolite


Aimer faire l’amour dans les lieux publics, c’est déjà pas banal mais dans les lieux insolites, on franchit une limite supplémentaire en ajoutant au risque d’être surpris, celui d’être « surpris »  à son tour par un environnement dont on ignore à peu près tout.
Toilettes de restaurant, entrées d’immeuble, couloirs de parking, Juliette a a peu près tout connu. « C’est mon côté « m’as-tu-vue » comme je dis.  J’ai longtemps adoré cette excitation suprême que l’on éprouve à l’idée de se faire voir. Ce moment d’extase faisait pour moi partie intégrante du plaisir sexuel. Les deux étaient indissociables. Mais, ces derniers temps,  la jouissance a tendance à s’émousser.  Maintenant, j’ai envie d’expérimenter des endroits plus extrêmes, de passer au cap supérieur. Je fantasme sur des lieux comme un téléphérique situé à des hauteurs vertigineuses ou un ascenseur qui descendrait les 25 étages d’un building.  J’ai aussi le fantasme de la cabine du routier au milieu d’un parking bondé  de camions. J’ai aussi la version  lesbiene qui se situe dans une cabine d’essayage, bien à l’étroit. J’aime les endroits confinés. » Le lieu public et l’inconnu attirent toujours.

Pour Candy, « la voiture, c’est excitant. Surtout dans des endroits où on risque de se faire surprendre ! » , Paola n’a pas froid aux yeux : « Au bureau, juste avant une réunion.  Que tout le monde puisse voir mon corps, cette idée m’excite beaucoup. »
Juliette, Candy ou Paola  sont accros à l’effet « adrénaline » que provoque la possibilité d’être vue. Elles ne sont pas les seuls.  Il s’agit d’un fantasme que partagent  un grand nombre de femmes. En fait, il s’agit d’agoraphilie qui désigne le fait de vouloir faire l’amour dans des endroits publics. Ceux qui aiment avoir des relations sexuelles dans leur jardin, dans un parc ou dans tout autre lieu extérieur. L’agoraphilie n’est pas tout à fait l’exhibitionnisme. Il peut y avoir le goût du risque d’être surpris mais aussi celui de n’être pas tout à fait visible, de se montrer tout en se cachant.

Pour les psychologues, cette forme d’exhibitionnisme, liant le plaisir de la nouveauté à une certaine gêne, provoque le haut niveau d’excitation nécessaire pour atteindre l’orgasme. C’est une satisfaction de l’ego avant tout. Le fait de transgresser les lieux non autorisés et la sensation de pouvoir être interrompu dans nos ébats nous excite doublement. Le fantasme de faire l'amour dans un endroit insolite représente la transgression de l'interdit et la fébrilité du risque de se faire prendre. Le lieu insolite signifie surtout que l'excitation est à son comble et que nous devons faire l'amour ici et maintenant!  Plus que la manifestion de simples relents d’exhibitionnisme, il pourrait s’agir d’un désir de capter ainsi le regard des autres pour pallier le manque d'attention durant l'enfance. Ce regard dirait ce que l’on est vraiment.  Au travers de ce scénario qui pimenterait  une sexualité devenue un peu trop routinière et sans surprise, notre côté rebelle se révèlerait pour s’affirmer. Goût du frisson, envie de réveiller la Belle Endormie,  certes …Mais derrière ce fantasme, peut se cacher une manière de se tromper soi-même et de tromper le regard de l’autre en le dirigeant sur un corps dénudé qui ne montre rien de ce qu’est véritablement la personne.  Circulez, il n’y a rien à voir !

Si l’on en revient à Candy et à son amour pour la voiture. L’escapade coquine en voiture est un fantasme courant, pour ne pas dire banal et qui promet une explosion des sens. De plus, c’est un fantasme facile à réaliser, à condition d’avoir une voiture sous la main bien sûr ! Dans l’habitacle,  on se sent comme dans une bulle, une cachette qui met une distance avec le monde extérieur mais ne nous protège pas tout à fait des regards des curieux alentours.  Les habitués du Bois de Boulogne à Paris le savent bien d’expérience. Pour certains psychiatres, la voiture serait comme un prolongement du phallus, pas étonnant que le désir se fasse vite ressentir. Dans son film « Crash », David Cronenberg met en scène un couple qui pour renouveler le piment de leur vie sexuelle n’hésite pas à simuler des accidents de voiture de plus en plus spectaculaire. La voiture y est vécue comme un corps à part entière mais aussi comme un réceptacle vorace et cruel des ébats humains. Putain de bagnole ! pourrait-on dire.  Ces spectaculaires coïts mécaniques ont beaucoup choqué lors de la sortie du film.   « La pornographie est destinée à stimuler les sens à la manière d'un aphrodisiaque, et seulement ça. Et pour moi ça ne signifie rien d'autre, la pornographie est un genre » – répond le réalisateur.

Si l’on souhaite passer à l’acte, quelques précautions s’imposent. Mieux vaut, au moment où l’on commence par s’échauffer mutuellement, s’arrêter vite sur le bas-côté pour éviter l’accident bête. Et puis, ne pas oublier que selon l’article 222-32 du Code Pénal : "L'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende." Passer du fantasme à la réalité a parfois un prix élevé. Faire l'amour dans un lieu insolite

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Comentarios (2)

  • clem
    2016-10-18 22:08:33
    Raconte, moi je suis marié, mais je fantasme sur les autres mecs notement les inconnus,

    a mon boulot ca me gene, j'en ai pas envie
  • jopat5344
    2016-04-16 08:11:02
    Je suis une femme mariée âgée de 54 ans et j'avoue avoir déjà baiser avec un de mes enciens patron pour avoir une promotion.
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