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Faire l'amour avec votre voisin


Quand elle regarde dans « Sex and The City », l’épisode où Samantha tombe dans les bras de son voisin,  Sandy ne peut s’empêcher de se projeter dans la peau de l’héroïne. « Le fantasme du voisin », c’est quelque chose qu’elle connaît bien et même de façon récurrente : « Pour m’exciter, seule ou avec mon copain, je me repasse en boucle toujours le même fantasme, comme un film doit je connaîtrai par cœur les moindres détails, les moindres répliques. Nous avons un nouveau voisin en face de chez nous dans la cour. Je l’ai vu à plusieurs reprises nu en train de déambuler dans son appartement. Depuis, je ne cesse de fantasmer. Il a  une grande terrasse qu’il m’invite à venir visiter. Ce jour-là, il fait très, très chaud. Il me propose de me prendre le soleil,  nue sur son transat. Et très vite les choses dérapent bien entendu. Le désir est tellement intense que je jouis immédiatement.  »

Sandy culpabilise beaucoup car ce fantasme est omniprésent dans sa vie sexuelle même si elle apprécie beaucoup les relations avec son nouveau copain. « J’ai vraiment l’impression de le tromper. » Pourtant, affirment les sexologues, si le couple fonction bien sur tous les plans y compris sexuel, fantasmer sur quelqu’un d’autre ne pose pas de problème. Bien sûr, nos pensées n’appartiennent qu’à nous mais pourquoi Sandy continue-t-elle à avoir mauvaise conscience ?  Il faut creuser plus loin. La culpabilité que nous ressentons à éprouver un fantasme provient du fait que celui-ci exprime une mise à distance, une autonomie par rapport à l’amour fusionnel que nous ressentions bébé pour notre mère. Ce qui explique notre peur de trahir l’autre en fantasmant ailleurs.

Entre les désirs conscients et ceux qui se cachent derrière les fantasmes, subsiste un écart.  Ces désirs ont été refoulés parce qu’ils sont incompatibles avec notre façon de nous concevoir. Si ces fantasmes apparaissent,  c’est que la barrière érigée pour qu’ils ne perturbent pas la vie consciente, n’est pas complètement hermétique mais malgré tout suffisante pour que nos désirs inconscients se cantonnent au monde de l’imaginaire.

Par ailleurs, comme nos fantasmes préexistent à l’acte sexuel, ils restent les mêmes quel que soit notre partenaire. D’où le fantasme permanent de Sandy.  Entre trop ou pas assez de fantasme, l’idéal est de savoir équilibrer.  Refouler ses fantasmes peut s’avérer pire en les rendant encore plus excitants au point qu’ils ne vous lâcheront plus. A l’inverse, se laisser aller à son fantasme de façon incontrôlée pourrait avoir des conséquences néfastes sur le couple de Sandy. En nourrissant trop son fantasme, elle risque aussi de détourner l’énergie sexuelle de son compagnon. Elle pourrait même être tentée de passer à l’acte avec son si désirable voisin. Sandy avoue apprécier qu’il la prenne de façon sauvage, brutale dans son fantasme.  « Tout ce que je suis censée détester dans la vie ; moi qui ne cesse de dire à mon compagnon que j’aime qu’on prenne en douceur. Je suis en pleine contradiction avec moi-même. »

De fait, si ce fantasme tend à se concrétiser, on doit s'interroger sur les difficultés réelles qu’elle a avec son partenaire. Souhaite-t-elle inconsciemment rester en retrait dans cette relation ? S’agit-il d’une simple passade ?  On sait que toute relation amoureuse est traversée par cette tension entre envie d’être soi et désir de fusion pour combler nos besoins.  Pas facile de trouver le juste milieu et franchir la ligne jaune n’est pas toujours la bonne solution. Le fantasme pur étant une illusion, il y a de fortes chances que la satisfaction de ses pulsions soit source de déception. On s’imagine toujours que l’herbe est plus verte ailleurs. N’oublions pas que Freud insiste sur le rôle des fantasmes dans la frigidité. Est-ce que cela vaut le coup de prendre ce risque et de mettre en péril son couple ?

Faire l’amour à un inconnu, à un homme en uniforme, à un amant idéal, …. à un voisin, procède du même ordre de fantasmes. Ils manifestent tous notre envie de succomber  à l’homme qui saura nous satisfaire, mais à qui nous ne devons rien.  Capable de satisfaire nos envies les plus inavouables sans nous juger et dans l’anonymat le plus absolu. Finalement, cet homme rêvé n’est qu’une façon détournée de nous réassurer physiquement et  sexuellement, de retrouver l’estime de soi. On peut conseiller à Sandy de continuer à fantasmer. Certains auteurs considèrent l’imagination comme une « véritable zone érogène intrapsychique » qui permettrait de pallier le manque de la libido et la difficulté d’obtenir un orgasme. Selon eux, ce type de fantasmes parlerait plus de notre évolution personnelle ou spirituelle que de nos relations avec autrui.

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